Identité numérique, carte vitale et télétravail

En moyenne 1 français sur 7 a travaillé chez lui en 2020. Il a semblé que les hackers travaillent eux aussi à domicile. Le vol des données, la prise en otage d’un hôpital pour exiger une rançon, la paralysie des services d’urgences, les cyberattaques deviennent plus fréquentes, plus performantes, plus ciblées et leurs répercussions plus conséquentes. La pandémie de covid-19 a accentué le phénomène. Elle finit de convaincre que la sécurité de nos outils numériques est aussi indispensable que l’approvisionnement en électricité ou en eau. Il suffit de quelques secondes, d’un mail, d’une clé USB… pour que tout le réseau informatique d’un hôpital ou de toute autre structure soit anéanti.

La carte vitale convoitée

Le secteur de la santé n’est pas en reste. Il s’agit même d’une cible privilégiée pour les cyberattaques. La donnée de santé fait partie désormais de la stratégie de nombreux acteurs pour nourrir leurs algorithmes, leurs politiques de développement ou encore pour connaître l’état sanitaire d’un pays. Une des plus grandes cyberattaques de l’histoire a été lancée en 2020 pour déstabiliser le système de santé aux Etats-Unis. L’objectif des cyberpirates était de toucher 400 établissements pour verrouiller les systèmes d’informations des hôpitaux avec des rançongiciels (ransomwares) au moment où ses établissements étaient déjà saturés. En septembre 2020, une femme est décédée en Allemagne à cause d’une attaque par rançongiciel qui a obligé son transfert vers un autre établissement.
Depuis le début de la crise sanitaire, les tentatives de phishing augmentent, exploitant largement la thématique du contexte COVID. Elles utilisent différents leviers mêlant peur et soif d’information, avec une redoutable efficacité. Ces tentatives ont souvent démarré par la création de noms de domaines proches des domaines ciblés par exemple l’OMS. Près de 9 entreprises sur 10 ont spécifiquement travaillé sur la protection de leurs noms de domaines d’après une étude publiée par le Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN).

Les données de santé semblent intéresser plus que les données bancaires. La carte vitale va-t-elle remplacer la carte bancaire ?

Une des thématiques abordée dans mon premier article de mon MBA spécialisé Digital Markéting & Business #HEALTH 

 

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