Par où commencer ?
Pourquoi ce sujet ? Pourquoi fait-il partie du processus de transformation numérique ? Quel est le lien entre culture et e-santé ? Bref, les questions se succèdent et la surprise se lit sur le visage de mes interlocuteurs. Plus j’évoque ce sujet, plus je me rends compte que ce sujet n’a jamais été exploré en e-santé. Il n’est pas nécessaire de remonter à l’Antiquité pour se rappeler que dans un contexte sociotechnique changeant, l’hôpital a longtemps été considéré comme un royaume à part, il faut parler une certaine langue et connaître les règles du jeu. Pour vous donner une idée : On appelait les patients « Monsieur », on appelait les médecins « Monsieur ». Dans le domaine de l’e-santé, la plupart des projets ou applications échouent en raison d’une mauvaise interface utilisateur ou d’une mauvaise conception de l’expérience utilisateur. Les projets réussissent parce qu’ils sont conçus avec une profonde compréhension de la psychologie humaine et appliquent des méthodes quantitatives rigoureuses pour mesurer le succès. Mais d’innombrables organisations l’ont appris à leurs dépens à travers des erreurs coûteuses.

Comment pouvons-nous mieux nous comprendre en dehors du jargon technique ou technophile ?
Depuis 2012, j’essaie de comprendre comment les technologies numériques transforment l’hôpital, notamment à travers mon blog hopitalweb2.com. Comment comprendre l’impact de ces technologies sur notre façon de penser et de communiquer avec les autres ? J’essaie également de comprendre notre dépendance vis-à-vis de ces technologies et comment nous pouvons nous entraider à travers les défis. Quel est le rôle culturel dans le succès ou l’échec d’un projet de transformation ? Comment pouvons-nous mieux nous comprendre en dehors du jargon technique ou technophile ? Toutes ces questions ont pour but de dire que le sujet reste complexe et que nous ne comprenons pas l’étendue de ce que nous ne pouvons pas bien expliquer.
Aujourd’hui, la santé numérique réinvente le temps, l’espace, le pouvoir, l’individu. Il faut être à la fois dans les usages, les technologies et être capable de transposer le tout dans une culture qu’on doit partager. Nous sommes confrontés à une culture dans la santé qui est construite au fur et à mesure par la technologie, même si celle-ci est vue comme un outil au service de l’humain, il nous faut encore montrer que cette vision est dans la vraie vie des usagers. Les guerres de langage ont fait rage. L’idée est bien de dire que les outils font un bout de chemin avec nous mais qu’il nous faut encore construire des ponts pour passer d’une interopérabilité à une autre. Nous avons toujours une culture qui ne nous a pas servies, qui a fait qu’on a accumulé des connaissances sans les transmettre.

Le fait qu’il n’y ait pas de culture commune ne fait que compliquer davantage toute interopérabilité. Cette complexité ne peut être appréhendée qu’à partir de la multiplicité des points de vue qui composent la réalité. La solution ne doit pas être vue comme un moyen de se débarrasser de la complexité. Il s’agit de trouver une vision réaliste et pragmatique au cœur du problème. On a tendance à oublier que l’interopérabilité n’est pas seulement technologique mais aussi une culture et une source d’innovation pour les alliés du changement.
Epic et Oracle contrôlent 65 % du marché américain des DPI. Ce n’est plus une question technique. C’est une architecture de dépendance économique.
Pourquoi l’interopérabilité en santé stagne malgré les milliards investis ? Analyse critique, solutions concrètes, et exemple du Danemark.
Réussir sans raccourcis n’est pas un mythe : c’est une nécessité. Voici comment survivre, apprendre et transmettre construit la seule réussite qui compte vraiment.
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