
Le milieu, c’est l’endroit le plus bondé
La mi-parcours, c’est confortable. Tu n’as pas encore réussi, mais tu n’as pas totalement échoué non plus. Tu peux toujours dire « j’y travaille », « ce n’est pas le moment », « je vais y revenir ». Tu t’inventes des zones tampons, des excuses élégantes. Rien n’est fini, mais rien ne commence vraiment non plus.
C’est l’entre-deux. Le favori des indécis. Le refuge de ceux qui veulent éviter l’échec sans risquer le succès.
Regarde autour de toi : ça piétine, ça tourne en rond, ça attend un signe. Le parking du renoncement est plein à craquer, mais personne ne klaxonne.
Le confort du milieu est un piège poli
On y reste par peur d’avancer autant que par peur de reculer. Parce que continuer, c’est risquer. C’est s’exposer, se fatiguer, se faire mal. Mais abandonner, c’est discret. Ça ne fait pas de bruit. C’est presque socialement acceptable : « Il/elle a essayé. »
Mais à force de rester au milieu, tu ne fais que t’entasser avec les autres. Tu finis noyé dans un océan de regrets bien habillés. Tu t’agites, tu planifies, tu procrastines joliment. Et tu appelles ça “réfléchir”.
Alors continue. Même si ça grimpe. Même si c’est flou. Même si t’es seul. Parce qu’au milieu, c’est bondé. Mais à l’arrivée, il y a de la place. De la vraie. Pour ceux qui ont osé finir ce qu’ils avaient commencé. Même mal. Même lentement.
Le sommet est rarement encombré. Parce que la plupart ont préféré faire demi-tour, pile à l’endroit où ça commençait à compter.
Tu veux finir où ? Au sommet… ou au milieu du troupeau ?
















