
Le feedback n’est pas une baffe
Le bon feedback, ce n’est pas un verdict. Ce n’est pas un jugement dernier prononcé sur ta personne. C’est une direction. Une indication. Une boussole. Rien de plus, mais surtout rien de moins.
Quand on te dit où aller, ce n’est pas pour t’humilier. Ce n’est pas une mise en accusation. Ce n’est pas un procès. C’est une tentative (parfois maladroite, certes) de t’éviter le mur. D’éclairer un virage. De te faire gagner du temps, de l’énergie, de la lucidité.
Une carte, pas une claque
Mais si tu reçois ce feedback comme une attaque, tu rates la cible : progresser. Tu restes dans l’émotion, pas dans l’action. Tu te replies, tu te vexes, tu contre-attaques… au lieu d’écouter ce qui pourrait, peut-être, t’élever.
Un bon feedback, c’est un GPS, pas un gendarme.
Il dit : « Tu es là, et voilà une autre voie possible. » Il ne dit pas : « Tu es nul, arrête tout. » C’est une carte, pas une croix. Un appel à corriger la trajectoire, pas une injonction à changer d’identité.
Et si tu es de l’autre côté — celui qui donne le feedback — n’oublie pas ceci : ce que tu dis ne doit jamais ressembler à une vengeance. Ni à une revanche. Ni à un règlement de comptes. Le feedback, ce n’est pas l’occasion rêvée de placer ce que tu n’oses pas dire franchement depuis trois mois. C’est un outil. Pas un exutoire.
Alors, la prochaine fois que tu donnes ton avis, pose-toi une seule question : est-ce que j’oriente ou est-ce que je cogne ? Et si tu reçois un avis, demande-toi : entends-tu une direction… ou cherches-tu une offense ?
Un bon feedback t’indique une route. Il ne dessine pas une cible sur ton dos. À toi de choisir : boussole ou baffe ?
















